Située sur la côte méditerranéenne, Barcelone est une ville cosmopolite d’une grande importance sur les plans culturel, commercial, financier et touristique. Barcelone est l’une des villes européennes les plus visitées, avec environ 7,5 millions de visiteurs par an, tant par les touristes désireux de connaître la capitale de la Catalogne que par les participants aux congrès, à des réunions et à tous types d’expositions qui ont lieu dans la ville.
Barcelone permet d’admirer de nombreuses œuvres de l’artiste Antoni Gaudí classées au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, mais bien d’autres aussi comme l’Hospital de Sant Pau, le stade FC Barcelona, le musée Picasso, le palais de la musique, le marché de la Boqueria, la Cathédrale ….
Bien évidemment en 3 jours, malgré les kilomètres marchés, nous n’avons pas pu tout voir et avons dû faire des choix. Nous nous sommes donc focalisé en priorité sur les œuvres d’ Antoni Gaudi.

« J’ai cette qualité de sentir, de voir l’espace parce que je suis le fils d’un bricoleur » dira Gaudi, un homme capable de faire un volume à partir d’une surface, qui voit l’espace avant de commencer à travailler.
Ses origines familiales se situent dans le sud de la France. Fils de chaudronniers, le petit Antoni a eu une enfance marquée par une santé délicate qui l’a obligé à passer de longues périodes au repos. Durant ces moments, Gaudí aimait contempler la nature, qu’il considérait comme son grand maître et transmetteur de connaissances.
En 1874, Gaudi est admis à l’École d’architecture. Le jour de sa remise des diplômes, Elies Rogent, directeur de l’école, dira : « Nous avons donné le titre à un fou ou à un génie, le temps nous le dira. »
Gaudí a commencé à se faire connaître en tant qu’architecte avec la Maison Vicens, un bâtiment moderniste qu’il a érigé entre 1883 et 1888. À l’Exposition universelle de Paris de 1878, Gaudí a impressionné l’industriel catalan Eusebi Güell avec une vitrine de design moderniste. De retour à Barcelone, ce dernier contacte l’architecte avec lequel il entame une longue amitié, ainsi qu’un mécénat fructueux grâce auquel furent construits les pavillons Güell (entre 1883 et 1887 ), le palais Güell ( entre 1886 et 1890), les caves Güell (entre 1895 et 1901) la crypte de la Colonia Guell (entre 1898 et 1914) et le Parc Güell (entre 1900 et 1914).
En 1903, Josep Batlló y Casanovas, homme d’affaires de premier plan, acquiert le bâtiment qui va devenir la Casa Batllo. Pour sa rénovation, il contacte Gaudí, à qui il donne toute liberté pour réaliser les travaux. « Gaudí a changé la façade, a élargi la lumière et a fait de son intérieur une authentique œuvre d’art ».
Entre 1906 et 1910, Gaudi est chargé de construire la maison Milà, aujourd’hui connue sous le nom de La Pedrera. Ce bâtiment appartient à son stade naturaliste. Gaudí s’est inspiré pour sa construction des formes organiques de la nature avec une certaine dose de baroque.
Le 3 novembre 1883, Gaudí accepte de prendre en charge les travaux de la Sagrada Familia, commencés le 19 mars 1882 par Francisco de Paula Villar. Gaudí modifia complètement le projet initial, mais ce n’est qu’en 1915 que le temple devint son œuvre maîtresse. Entre 1912 et 1915, Gaudí est confronté à de nombreux décès : sa nièce Rosa, son principal collaborateur, Francisco Berenguer, son ami José Torras y Bages, évêque de Vic et son ami et mécène, Eusebi Güell. Réfugié dans son travail, Gaudí confesse à ses collaborateurs : « Mes grands amis sont morts, je n’ai ni famille, ni clients, ni fortune, ni rien. Je peux me donner complètement au temple ».
Son dévouement à la Sagrada Familia, est tel que Gaudí demandera même l’aumône pour financer les travaux. Il se réfugi également dans une profonde religiosité lorsque sa demande en mariage à Josefa Moreu, enseignante, fut rejetée en 1884. Gaudí connut une grande transformation et passa du statut de « dandy » à celui de « miséreux ». Son apparence atteignit un tel point que le jour de sa mort, le 10 juin 1926, il fut pris pour un mendiant lorsqu’il fut renversé par un tramway à Barcelone. Comme il était sans papiers, il n’a pas été immédiatement secouru jusqu’à ce que la Garde civile l’emmène à l’hôpital de Santa Creu, où il a été reconnu, mais trop tard pour lui sauver la vie. il décèdera à 73 ans. Gaudí est enterré le 12 juin 1926 dans la chapelle Notre-Dame du Mont Carmel, dans la crypte de la Sagrada Familia, en présence d’une foule immense rassemblée pour dire adieu à celui qui était déjà devenu un architecte universel.
La Casa Batllo 
« Rien n’est anguleux à la Casa Batlló, tout est ondoyant et arrondi, comme les vagues de la mer ». La maison est une pièce architecturale particulière, dans le style du modernisme catalan. Le thème central est celui de Saint-Georges, le tueur de dragons, qui a joué un rôle important dans l’histoire de Barcelone. La façade de la Casa Batllo est recouverte de mosaïques donnant une impression d’écailles de poisson. La tourelle sur le toit avec une croix pourrait représenter le glaive que Saint-Georges enfonça dans le dragon. Les colonnes du rez-de-chaussée ressemblent à des pattes de dinosaure, et le toit ondulant en mosaïques à l’épine dorsale écailleuse d’un dragon énorme. Les balcons sont comme des mâchoires énormes d’animaux marins jaillissant de la mer. Dans les balcons, on aperçoit des têtes de mort : ces os et ces crânes sur la façade représentent les victimes du dragon. La Casa Batlló, transformée un musée, porte pour cette raison le surnom de ‘Maison des os’.

Une expérience immersive pour voyager aux origines de l’inspiration de Gaudí : la nature, pour vivre un moment significatif de l’enfance du génie.

Cage d’escalier et cour intérieure

Etage principal

Le ventre du dragon : le grenier

Maquette de la maison

Résidence privée des Batllo

Le toit-terrasse

Une majestueuse descente au sous-sol, sous la houlette de l’architecte japonais Kengo Kuma. Un rideau spectaculaire en treillis métallique de 164 000 chaînes en aluminium utilisées pour créer cette œuvre sculpturale en maille qui fait référence aux formes organiques de la Casa Batlló.

Une expérience réelle à 360º. L’artiste new media Refik Anadol présente son œuvre pionnière « In the Mind of Gaudí ».

Le Parc Güell
C’est un jardin public (payant) d’une superficie de 15 hectares. Les éléments marquants sont l’entrée avec la loge et la maison du gardien, la grille, la colonnade, le double escalier avec la salamandre et l’énorme banc ondulant avec les mosaïques. Le banc, tout comme la salamandre, est composé d’une quantité innombrable de pièces de mosaïque. A l’origine, le Parc Güell avait pour destination de devenir un quartier résidentiel. Cela ne fut pas un succès : seulement deux maisons furent vendues et construites (sur les 60 initialement prévues). Le Parc Güell a été réalisé pendant une période de 14 années, et depuis 1984, le parc figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Après le décès d’Eusebi Güell en 1922, le parc a été offert au conseil municipal de Barcelone.
Entrée du Parc Güell
Les conciergeries (1901-1903). Les deux maisons sont caractérisées par de belles toitures, recouvertes aussi par les mosaïques typiques.

Le dragon et la salamandre
le double escalier en forme de dragon et la salamandre composée de mosaïques

La Salle Hypostyle et ses 86 colonnes inclinées
La grande entrée donne enfin sur la chambre appelée « hypostyle ». Cette toiture est supportée par 86 colonnes et fut à l’origine destinée à être un marché couvert. Le plafond de la Sala Hipòstila est composé de petites coupoles, à leur tour décorées de mosaïques. Ces courbures élégantes ont été fabriquées par l’artiste avec des morceaux de faïence Josep Maria Jujol.

Les bancs aux mosaïques du Parc Güell
Au-dessus de la chambre hypostyle se trouve le théâtre grec, aussi appelé la Plaça de la Nature. A l’époque, il fut destiné à jouer des pièces de théâtre, qu’on pouvait regarder depuis les bancs ondulants aux mosaïques. Les bancs forment une balustrade autour de cette place, et on y bénéficie d’une vue magnifique sur la ville de Barcelone. Les bancs du parc sont conçus par Josep Maria Jujol.

Jardins autrichiens
Les « jardins autrichiens » furent à l’origine destinés à être des parcelles où l’on pouvait construire des maisons. En 1977, le parc reçut une donation d’arbres d’Autriche. Plusieurs viaducs traversent le parc, pour alimenter les maisons en eau. A l’époque, seulement deux maisons ont été construites dans les « jardins autrichiens »

las tres creus avec vue panoramique sur Barcelone

La maison blanche ‘Casa Trias’ de l’avocat Martí Trias i Domènech, conçue par l’architecte Juli Batllevel. il fut le premier à acheter une parcelle pour bâtir une maison. La maison ne se visite pas.

Casa Museu Gaudi
Une maison témoin dessinée par Francesc Berenguer, achetée par Antoni Gaudí et sa famille. Il y vécu près de 20 ans. Aujourd’hui, c’est un musée retraçant la vie et l’histoire de Gaudí.

Pour la petite histoire : Eusebi Güell est le fils de Joan Guell i Ferrer, un riche industriel ayant amassé une fortune considérable sur l’île de Cuba, notamment comme marchand d’esclave
. Eusebi épousera en 1871 Luisa Isabel López Bru, fille d’Antonio Lopez qui fut également marchand d’esclaves
. Il devient ainsi l’un des hommes les plus riches d’Espagne. Il sera anobli « comte de Güell » en 1908. Il meurt le 8 juillet 1918 dans sa résidence du Park Güell, aujourd’hui devenue l’école publique Baldiri Reixac.

Sagrada Família 
La construction de cette église a débuté le 19 mars 1882. Elle fut d’abord basée sur les plans de l’architecte Francisco de Paula del Villar, mais en 1883, l’architecte Antoni Gaudí reçut la mission de continuer les travaux. Après avoir reçu une donation anonyme importante, Gaudi décida d’échanger le projet néogothique d’origine contre une conception d’un temple plus moderne et plus novateur. La construction s’est seulement arrêtée pour quelques années pendant la Guerre d’Espagne. Jusqu’à sa mort en 1926, Gaudi a travaillé sur l’église, et plusieurs architectes l’ont suivi depuis.
La date de réception officielle actuelle est en 2026 (centenaire de la mort de Gaudi) mais la direction de la construction est plus réservée, et annonce dans « le premier tiers du 21ème siècle » (cela dépend en grande partie des donations). Les travaux durent tellement, que les parties déjà finies de la Sagrada Familia doivent être rénovées. Une fois la construction finie, la basilique sera la plus grande église au monde. L’église de Gaudi a été consacrée le 7 novembre 2010 par le pape Benoit XVI.
La Sagrada Familia aura 18 tours au total ; douze tours symbolisent les douze apôtres et quatre tours autour de la tour de la célébration représentent les quatre évangélistes autour de Jésus-Christ. La tour de la célébration pour la vierge Marie et Jésus, cette dernière aura une hauteur de 170 mètres, par respect du Créateur, Gaudi voulait que la tour soit un peu moins haute que la colline Montjuïc.
L’église aura trois façades, représentant chacune une phase de la vie de Jésus. La façade de la nativité et la façade de la passion sont déjà achevées, reste la façade de la gloire à construire qui sera l’entrée principale et représentera l’origine et la fin de l’humanité. La porte d’entrée en bronze de 5 mètres de haut porte l’inscription du « Notre Père » entier en catalan, et le « donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien » en cinquante langues.
A l’intérieur du temple les colonnes de l’église sont comme des arbres et des branches qui portent le toit du temple. La structure des branches est une construction particulière pour supporter le poids de la toiture et assurer une parfaite répartition de la lumière et du son. Les vitraux donnent un effet magique de couleur et de lumière, créant une sensation particulière de tranquillité dans l’église.
https://sagradafamilia.barcelona-tickets.com/fr/history-of-sagrada-familia/
https://www.youtube.com/watch?v=69COc7UhvbY

Ensuite nous avons arpenté le centre ville sur la route du Modernisme

L’Arc de Triomphe

Petite pause 

Et nous sommes tombés nez à nez (ou plutôt à pare-chocs) avec un défilé de veilles voitures 

Puis un défilé de……chapeaux ??? 

Petite restauration au Mercat de la Boqueria(un peu trop touristique à notre goût). Il prend ses origines au 13ème siècle comme marché de rue. En 1914, la toiture en fonte était achevée.

L’Hospital de Sant Pau : c’est l’ancien hôpital de Barcelone conçu dans le style du modernisme catalan par l’architecte Lluís Domènech i Montane.

Le port et son téléphérique


Statue de Christophe Colomb

Catedral de la Santa Creu i Santa Eulalia
La flèche de la cathédrale atteint une hauteur de 70 mètres. L’intérieur de l’église est composé d’une large nef avec 28 chapelles latérales. La crypte de la basilique contient le sarcophage de Sainte-Eulalie. La cathédrale de Barcelone possède en outre un beau chœur avec des sculptures sur bois. A côté se trouve un couvent du 14ème siècle. Dans la cour centrale du couvent, 13 oies sont toujours présentes. Chaque oie représente une année de la vie du martyr de Sainte-Eulalie, une jeune fille torturée à mort par les Romains au 4ème siècle à cause de sa religion.

Les ‘sardanes’ sont des danses catalanes traditionnelles, où l’on danse main dans la main dans un cercle. La danse est accompagnée par 11 musiciens et 12 instruments. Sur le parvis devant la cathédrale, des démonstrations de la danse « Sardana » sont données toutes les semaines 

Le bonhomme vert c’est nous au début de notre découverte de Barcelone puis à la fin des 3 jours 

Le manque d’eau se fait sentir 

Mur d’expression de Franck : des portes réalisées par des artisans talentueux 

Maison de naissance de Joan Miro

Portes de la maison Batllo


Une escapade d’une densité incroyable, cela donne envie une fois de plus. Où trouver l’inspiration désormais ? Sur aventuralbatros.fr 🙂
Tu es trop mignonne 🙂
Woooooo toute cette architecture, je ne pensais pas autant ! Comme dit Céline, c’est inspirant !!!! 🥰
Il y a des lieux à visiter une fois dans sa vie comme l’Alhambra de Cordoue, la Sagrada Familia de Barcelone ….