Motril, étape pour Grenade et son Alhambra

Du 19 au 21 janvier 2023

Nous n’avons pas visité Motril, excentrée de la marina, qui nous a seulement servi d’étape pour prendre le bus direction Grenade (toute une aventure pour trouver les arrêts de bus )

Motril est considérée comme étant le chef-lieu de la côte tropicale. Elle jouit d’un climat subtropical tempéré, propice à la culture d’épices qui, comme la canne à sucre et les fruits tropicaux, donnent à ses terres une note caractéristique.

Grenade ou Granada

C’est l’une des villes les plus intéressantes de l’Andalousie orientale. Elle se dresse aux pieds de la Sierra Nevada. L’impressionnant héritage al-andalus ( partie de la péninsule Ibérique conquise par les musulmans entre 711) vient s’ajouter aux joyaux architecturaux de la Renaissance et aux installations les plus modernes du XXIe siècle.

Dernière ville reconquise par les Rois Catholiques en 1492, Grenade est empreinte d’une ambiance arabe inimitable. Gastronomie, artisanat et urbanisme sont déterminés par le passé historique glorieux de la ville.

Les fontaines, les belvédères et les « Cármenes », ces maisons entourées de jardins caractéristiques de la ville, contribuent à créer un tracé urbain inoubliable. L’un de ses anciens quartiers, l’Albaicín, est inscrit au patrimoine de l’humanité, tout comme l’Alhambra et le Generalife.

Brève introduction à l’histoire de Grenade

Grenade a commencé sa vie comme une colonie ibérique dans le quartier d’Albayzín. Les forces musulmanes ont pris le relais des Wisigoths en 711 et au pied de la colline de l’Alhambra dans ce qu’on appelait Garnata al Jahud, le quartier juif. Le nom de Grenade vient de ces deux quartiers. Granada se trouve également être le nom espagnol d’une grenade, fruit des armoiries de la ville.

Après la chute de Cordoue (1236) et de Séville (1248), les musulmans se sont réfugiés à Grenade, où Mohammed ibn Yusuf ibn Nasr avait créé un émirat indépendant. S’étendant du détroit de Gibraltar à l’Est d’Almería, cet émirat «nasride» est devenu le dernier vestige d’Al-Andalus, gouverné depuis le palais de l’Alhambra pendant 250 ans. Grenade est devenue l’une des villes les plus riches de l’Europe médiévale, florissante avec de nombreux commerçants et artisans. Deux siècles de splendeur artistique et scientifique ont culminé sous les émirs Yusuf I et Mohammed V au 14ème siècle.  A la fin, le royaume de Grenade a perdu son influence pendant les guerres sans fin avec les chrétiens.

Le 2 janvier 1492, les monarques catholiques conquérants, Isabel et Fernando, entrent à Grenade. Ils établiront un tribunal à l’Alhambra pendant plusieurs années.

Ils décidèrent d’expulser les musulmans de Grenade, leur laissant la région d’Alpujarra comme seul endroit où s’installer.
Tous les Juifs ont été expulsés d’Espagne à cette époque. Après les révoltes des Alpujarras (1568 et 1571), les musulmans sont définitivement expulsés d’Espagne. La ville de Grenade a sombré dans un profond déclin dont elle n’a commencé à émerger qu’avec l’intérêt suscité par le mouvement romantique à partir des années 1830. Cela a ouvert la voie à la restauration du patrimoine islamique de Grenade et à l’arrivée du tourisme.

Notre hôtel

Casual Hoteles a pour objectif d’être l’entreprise de référence dans le secteur de l’hébergement urbain et thématique en Espagne.

« Notre hôtel Casual Ilbira Granada est un refuge de rêve, où le temps se confond avec l’histoire de cette ville magique. »

L’hôtel permet de séjourner au cœur de la ville à moins de 10 minutes à pieds de l’imposante Cathédrale et de 30 min de l’Alhambra.

Notre chambre

Restaurants Indien et Marocain

 

exposicion de zapatillas

Un bar « très design »

Couloir pour se rendre aux toilettes

Les toilettes

MES gourmandises (les mêmes qu’à Cordoue)

La ville

         

 

Des magasins d’épices qui embaument toutes les rues 

Des gâteaux énormes pleins de crème (en haut de la vitrine)

La médersa. Centre de Culture Contemporain

Nous n’avons vu que le hall

La Corral del Carbon

C’est le monument le plus ancien laissé par les Arabes (XIVe siècle). Il servait de magasin de marchandises et d’abri pour les marchands et les voyageurs au milieu de la vieille Grenade Nasride. Des siècles plus tard, les chrétiens l’adaptèrent pour des représentations théâtrales.

Quartier Realejo (Art de la rue)

C’est un quartier calme et tranquille offrant un panorama de graffitis à la bombe et de fresques murales, signés par Niño de las Pinturas, de son vrai nom Raúl Ruiz. Realejo est devenu l’immense terrain de jeu du plus célèbre graffeur andalou.

Raul Ruiz a passé son enfance en Andalousie et a étudié aux Bellas artes même s’il affirme ne pas avoir besoin de professeur : « mes maîtres, ce sont les rues » . Depuis les 90 il propose au regard curieux des passants ses œuvres murales même s’il se livre à un véritable bras de fer avec la Mairie qui fait disparaître certaines de ses fresques sous une triste peinture blanche. Quand bien même, l’artiste trouve toujours un bar à tapas ou un commerce pour accueillir ses dessins.

L’humain reste sa principale inspiration, enfants, adolescents ou vieillards. L’artiste s’intéresse particulièrement aux sentiments trahis par les expressions du visage: désarroi, peur, désinvolture ou joie.

La plupart de ses fresques s’accompagnent de messages poétiques et/ou philosophiques, l’occasion pour l’artiste d’exprimer ses réflexions:  « el mundo està oscuro… ilumina tu parte«  (« Le monde est obscure… alors rends-toi lumineux »); « Cansado de no encontrar respuestas, decidí cambiar mis preguntas«  (« Fatigué de ne pas trouver de réponses, j’ai décidé de changer mes questions »); « ¿quizás el materialismo se está apoderando de nuestras alias?«  (« Le matérialisme se serait-il emparé de nos âmes? »).

Le graffeur ne s’est pas arrêté à sa région d’origine pour exprimer son art de rue. Plus de 2.000 murs portent sa signature à travers le monde. De San Francisco à Berlin, il s’est offert plusieurs escales: Argentine, Vénézuéla, Mexique, Hongrie, France ou encore la Belgique. Qu’importe l’endroit, « le graff’ en lui-même est une réponse à la réalité sociale », confie l’artiste.

L’une des peintures murales, la plus grande  de Grenade, orne les murs du Colegio Santo Domingo. Le travail est si énorme que Ruiz a demandé l’aide de certains de ses amis artistes du Portugal pour la terminer.

 

Centre de Flamenco

« Passion pour le flamenco, tradition et pureté, au cœur de Grenade, élégance et maîtrise, un spectacle inoubliable. »

Et c’est vraiment ce que nous avons vécu. Ce spectacle nous a fait vibrer, nous à chamboulé. Rien avoir avec le Flamenco « touristique », c’était grandiose. Du pur Flamenco Gitan

Le flamenco, comme il est connu de nos jours, date du XVIIIe siècle. Il existe un débat sur son origine. Il y a différentes théories possibles mais aucune n’est historiquement établie.

L’hypothèse la plus étendue est relative à une origine Mauresque. Le Flamenco serait né grâce au métissage culturel entre les musulmans, les natifs, les gitans et les les castillans.  Il trouverait son origine dans trois cultures : arabo-musulmane, juive et andalouse chrétienne. Le flamenco serait associé à l’ethnie gitane, spécialement enraciné en Andalousie, qui l’a conservée et transmise.

À l’origine, le flamenco consistait en un simple cante (chant) a cappella. Les claquements des mains pour accompagner ce chant s’appellent palmas et la danse se nomme el baile. La percussion, en plus des palmas, se fait souvent avec les pieds : le zapateado, une sorte de claquettes. La guitare classique « guitare espagnole », s’apparente à la guitare flamenca, même si cette dernière est plus fine, plus légère et rend un son plus clair et métallique. La musique qui accompagne le chant ou la danse, ou qui joue seule, est nommée el toque.  Le musicien de flamenco est appelé tocaor.

Le flamenco a été inscrit par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’humanité le , à l’initiative des Communautés autonomes d’Andalousie, d’Estrémadure et de Murcie.

Le Museo Casa de los Tiros

Construite entre 1530 et 1540 sur le modèle des palais de Grenade de l’époque, elle doit son nom aux canons que l’on aperçoit entre ses créneaux. Elle fit partie de la muraille du quartier des potiers, d’où son aspect de forteresse militaire.

En 1921, la Casa de los Tiros deviens la propriété de l’État, elle est transformée un musée dédié aux thèmes de Grenade. Tout au long de ses douze salles sont exposés des dessins, des gravures, des affiches, des journaux, des photographies et d’autres documents qui retracent l’histoire de Grenade du XVIe siècle à nos jours.

     

La partie la plus intéressante du musée est la salle connue sous le nom d’Écurie d’Or. Le plafond en bois est décoré de figures de héros espagnols, de bustes de rois et d’inscriptions relatant leurs exploits.

Paseo de los Tristes

Bien que le Paseo de los Tristes s’appelle officiellement Andres Manjon, il est connu sous ce nom parce que les cortèges funèbres qui se rendaient au cimetière le traversaient autrefois. Il a été aménagé en 1609 sur un terrain fourni par les seigneurs de Castril.

 

La vue sur l’Alhambra

Cathédrale de Grenade

Diego de Siloé trouva la solution parfaite pour accoupler une coupole Renaissance à un ensemble de facture gothique. Il unit le plan circulaire à la basilique, ce qui lui valut la reconnaissance des architectes de l’époque.

Le chœur résume à lui seul la splendeur de cet édifice. La coupole du chœur est ornée de vitraux d’une grande beauté, ainsi que de sculptures et peintures d’Alonso Cano. On peut admirer trois portes magnifiques : celle de l’Ecce Homo, celle de saint Jérôme et celle du Pardon, montrant de superbes reliefs sur la foi et la justice. La façade principale est de facture baroque. Les chapelles latérales contiennent de précieux retables et tableaux. L’ancienne salle capitulaire est aujourd’hui le siège de l’exposition du trésor de la cathédrale, dont certaines pièces sont également regroupées dans la sacristie et le musée de la cathédrale.

        

La cathédrale vue de l’Alhambra

La médina

Quartier de l’Albaicin  (et de la Mosquée)

Avec une magnifique vue sur l’Alhambra

           

la Mezquita

La Mezquita vue de l’Alhambra

Sacramonté

Situé juste à côté du quartier de l’Albaicin et en face de l’Alhambra,  le quartier du Sacromonte est connu pour être le centre culturel de la communauté gitane de Grenade. Pendant des siècles, les étrangers qui n’étaient pas les bienvenus dans l’enceinte de la ville sont venus sur cette colline où ils ont creusé des trous et créé leur propre refuge. C’est dans ces grottes blanchies à la chaux que la passion artistique a été cultivée et que la Zambra Flamenca est née.

La Zambra (style de danse Flamenco typique des Roms des provinces de Grenade et d’Alméria) confère au Sacramonté sa notoriété universelle et lui donne une position unique dans le panorama du Flamenco. Des fêtes de se genre avaient lieu déjà dans la Granada Nazarie, et continuaient à être célébrées par les Maures même après la capitulation de la ville aux chrétiens.

Aujourd’hui encore, le Sacromonte est composé de grottes creusées dans la roche. Si certaines sont encore des habitations, la plupart proposent des spectacles de flamenco ou ont été transformées en bars et restaurants.

En vous promenant dans le quartier, vous trouverez des gitans proposant une visite de leurs grottes pour 1 ou 2€. Mais le meilleur endroit pour voir les grottes et en apprendre davantage sur le quartier est le Museo de las Cuevas del Sacromonte.

En 1900, la ville comptait 660 grottes et 3682 en 1950. Le blanchissage des parois et des toits est une intelligente manière de profiter au maximum de la lumière naturelle. A l’intérieur des grottes, l’air est sec et la température se maintient autour de 18 degrés tout au long de l’année.

La légende raconte qu’après la conquête de Grenade par les rois catholiques de nombreux princes et seigneurs arabes prirent le chemin de l’exil vers l’Afrique en gardant l’espoir de revenir un jour dans la cité de leur ancêtres. De peur d’être attaqués par des bandits de grand chemins ou des renégats des armées Chrétiennes (avant de prendre la route pour les ports d’Alméria et d’Almunecar pour l’Afrique), ces riches musulmans enterrèrent leur fortune au pied des oliviers qui couvraient jadis les collines entourant Grenade. Pendant leur fuite, ils laissèrent derrière eux de nombreux esclaves, qui auraient ralenti leur voyage. Ces esclaves, pour la plupart des noirs Africains, connaissaient les inquiétudes de leurs anciens maitres et ayant remarqué leurs allés et venus au Valpareso  (la vallée du Paradis, premier nom du Sacramonte), ils imaginaires ( libres mais sans ressource ni foyer,)  se rendre dans les montagnes pour y chercher les trésors cachés de leurs anciens maitres. Ils creusèrent les flans de ce ravin, mais, pour autant que l’on sache, ils n’y trouvèrent jamais rien. Epuisés par l’effort fourni et sans autre endroit pour dormir, ils s’installèrent alors dans les trous qu’ils avaient creusés et les aménagèrent ensuite jusqu’à les convertir en un lieu de vie. C’est ainsi que cet endroit fut appelé le ravin des homme  noirs. Les habitants du ravin inventèrent des sortilèges afin de trouver l’emplacement des trésors cachés. On dit qu’une vieille magicienne pouvait déterminer ces emplacements en parlant à l’eau et au feu ainsi qu’en observant la surface de l’eau sans cligner des yeux. On ignore encore si les trésors cachés ont été trouvés grâce aux indications de la magicienne puis dissimulés une nouvelle fois par leurs nouveaux propriétaires ou s’ils reposent encore quelque part, autour de nous, invisibles mais à porté de main. La légende raconte qu’après quelques générations, il y eu un métissage avec les Gitans de la région.

 

        

Grotte d’un Gitan (visitable pour 1€)

Nous nous sommes promenés dans le Sacremonté  « pauvre » où je ne me serais pas aventurée seule ou de nuit

Chant gitan

« petite Gitane ,si tu m’aimais

Petite Gitane, si tu m’aimais

Je t’achèterais

La meilleure Grotte de Grenade

Je t’achatirais

La meilleure Grotte de Grenade »

 

Le museo de las Cuevas del Sacremonte 

Il est situé dans le Barranco de los Negros, au cœur du quartier. C’est un musée ethnographique qui préserve 11 grottes dans leur état d’origine (entrée : 5€)

Le musée explique l’histoire et le mode de vie des habitants du Sacromonte et l’environnement naturel de la vallée de la rivière Darro.

Le musée dispose également d’un point de vue privilégié sur l’Alhambra, la ville et la vallée de la rivière Darro.

Le Généralife, Le Musée de l’Alhambra, l’Alhambra et l’Alcazaba

Il nous aura fallut 4h pour visiter le site, sans chômer (20€ l’entrée).

C’est grandiose !!! Un des plus beaux sites que nous ayons visité .

 

Le Généralife, c’était la résidence de campagne du sultan, la huerta qui approvisionnait les palais et la zone de villégiature de la noblesse.

Cet aspect de grand verger fut obtenu en déviant le cours du Darro à travers des canaux qui conduisaient jusqu’au Généralife. La cour du Canal, à la grande beauté multicolore, sert d’entrée à l’enceinte. L’édifice est composé de deux corps situés aux extrémités d’une grande cour, avec un bassin au centre. Sur les flancs du Cerro del Sol, se trouve la cour d’agrément du Généralife, construite aux XIIIe et XIVe siècles. Les vues que l’on peut y admirer sont d’une beauté extraordinaire.

 

Le musée de l’Alhambra, situé dans le palais de Charles Quint, héberge un exceptionnel témoignage de la civilisation hispano-mauresque et de l’art califal et des Nasrides.

Le palais de Charles Quint est un bâtiment de style renaissance. Il s’agit d’une commande de l’Empereur  qui voulait y établir sa résidence grenadine. Les Rois catholiques y avaient déjà réalisé quelques salles, mais l’intention de Charles Quint était d’y avoir une résidence permanente à la mesure de son rang. Le palais est resté inachevé et n’a finalement jamais été habité.

Dédié à la culture et à l’art hispano-mauresque, il contient de nombreuses pièces archéologiques provenant de L’Alhambra ou de fouilles extérieures réalisées en rapport avec le site. On peut y contempler des échantillons représentatifs de la religion, la science et l’économie islamiques, ainsi que des objets des premières années de présence musulmane sur la péninsule Ibérique. Les revêtements en plâtre des murs, les plafonds en bois ouvragés et la vaisselle exposée sont dignes de mention.

L’alhambra, la splendeur des Nasrides est un superbe ensemble de constructions et de jardins. Les peupleraies y sont denses, et confèrent une ombre et une fraîcheur agréables, agrémentées par les abondants jeux d’eau et ruisseaux.

Elle fut le plus grand centre politique et aristocratique de l’occident musulman. L’enceinte du palais est composée de cours rectangulaires d’une grande beauté, aux nombreuses fontaines, sans oublier les édifices Nasrides où demeuraient les rois et leurs serviteurs.  La cour des Lions et sa fontaine forment l’un des plus beaux ensembles de l’enceinte.

L’édifice le plus ancien est l’Alcazaba. L’une des constructions les plus importantes est la tour de guet, qui offre un panorama spectaculaire sur l’Alhambra et Grenade.

  

 

Et l’Albatros qui nous attendait sagement au port de Motril

Le port de Motril est militaire, avec des portes d’entrées gardées et fermées la nuit.

Les vidéos seront rajoutées lorsque nous aurons réglé le problème technique

 

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Caledoniennedu33
2 années il y a

Incroyable le site du Généralife, Musée de l’Alhambra, Alhambra et l’Alcazaba et le pur flamenco gitan ahah 💃

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